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Acteur de l’Economie Sociale

La FiliĂšre Textile de seconde main ne tient plus qu’Ă  un fil !

La FiliĂšre Textile de seconde main ne tient plus qu’Ă  un fil ! 2560 1920 Ressources.be

La filiùre textile de seconde main ne tient plus qu’à un fil !

L’industrie textile fait face Ă  une crise sans prĂ©cĂ©dent. Le 8 octobre dernier, nous apprenions que SOEX and I:Collect leader europĂ©en du recyclage de textiles, vĂȘtements et chaussures, a demandĂ© l’ouverture d’une procĂ©dure d’insolvabilitĂ© sous administration autonome auprĂšs du tribunal de commerce de Basse Saxe, en Allemagne.

L’entreprise SOEX traite annuellement 120.000 tonnes de textiles en fin de vie et possùde notamment I:Co, l’acteur principal des takeback programs pour de grandes enseignes de mode mondiales.
I:Co s’est notamment associĂ©e Ă  des marques telles que H&M, Levi Strauss& Co., Columbia ou encore C&A. Selon le management du gĂ©ant allemand, la restructuration de SOEX est motivĂ©e par « 𝑙𝑒𝑠 𝑐ℎ𝑎𝑛𝑔𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡𝑠 𝑑𝑱 đ‘šđ‘Žđ‘Ÿđ‘â„Žđ‘’Ì 𝑒𝑡 𝑙𝑎 𝑝𝑟𝑒𝑠𝑠𝑖𝑜𝑛 𝑐𝑜𝑛𝑐𝑱𝑟𝑟𝑒𝑛𝑡𝑖𝑒𝑙𝑙𝑒 𝑒𝑛 𝑝𝑟𝑜𝑣𝑒𝑛𝑎𝑛𝑐𝑒 𝑑’𝐮𝑠𝑖𝑒 ».

Afin de bien Ă©valuer l’impact que reprĂ©sente une telle faillite sur le marchĂ© de la fripe
allemande, cela revient Ă  la mise Ă  l’arrĂȘt de 20 centres de tri de la dimension de celui de l’asbl Les Petits Riens, simultanĂ©ment. À l’échelle de la Belgique, cela Ă©quivaut Ă  la disparition de 3 centres de tri de la taille des Petits Riens, d’un seul coup !

En d’autres termes, đ„đš đŸđšđąđ„đ„đąđ­đž 𝐝𝐞 𝐒𝐎𝐄𝐗 đ©đšđźđ«đ«đšđąđ­ 𝐧𝐹đČđžđ« đ„â€™đ„đźđ«đšđ©đž 𝐬𝐹𝐼𝐬 𝐼𝐧 đ­đšđ«đ«đžđ§đ­ 𝐝𝐞 đŻđžÌ‚đ­đžđŠđžđ§đ­đŹ đąđ§đđžÌđŹđąđ«đšđ›đ„đžđŹ, si les 27 Ă©tats membres de l’union europĂ©enne ne rĂ©agissent pas immĂ©diatement !

Les acteurs belges du réemploi sont au bord du gouffre.

Ce contexte met en Ă©vidence l’Ă©tat de santĂ© dĂ©sastreux de la filiĂšre textile, oĂč des volumes croissants de vĂȘtements et linges de maison de trĂšs mauvaise qualitĂ© inondent la planĂšte entiĂšre. En Belgique, les acteurs du rĂ©emploi et du recyclage des textiles de seconde main n’ont jamais autant collectĂ© qu’aujourd’hui. Paradoxalement, ils ne se sont jamais trouvĂ©s aussi proches du gouffre, et ce Ă  l’aube de l’obligation de la collecte sĂ©lective des textiles qui
entrera en vigueur le 1er janvier prochain.

Plus aucun opérateur ne sait que faire de ses textiles non-triés, son « original », à part le stocker. Le marché de la
fripe Ă  l’exportation est saturĂ© et les issues en matiĂšre de recyclage sont bouchĂ©es ou inconsistantes. Les activitĂ©s de vente au dĂ©tail sont en dessous de toutes les prĂ©visions budgĂ©taires, et les stocks de textiles destinĂ©s au marchĂ© du rĂ©emploi local gonflent inexorablement.

Ce scĂ©nario catastrophe est malheureusement une rĂ©alitĂ© pour l’entiĂšretĂ© de la filiĂšre et est particuliĂšrement inquiĂ©tant pour les plus gros opĂ©rateurs de collecte, de tri et de valorisation. « Ce n’est pas la premiĂšre fois que la filiĂšre traverse une crise, mais il faut bien reconnaitre que cette derniĂšre est de taille ! Elle s’explique en partie par le dĂ©veloppement exponentiel des acteurs comme SHEIN et TEMU et l’essor de la seconde main chinoise, qui inonde le continent africain et sud-amĂ©ricain. », confie Franck Kerckhof, porte-parole de la FĂ©dĂ©ration RESSOURCES.

Les producteurs de fast-fashion et d’ultra fast-fashion sont les responsables de cette crise sans prĂ©cĂ©dent !

Les producteurs de fast-fashion et d’ultra fast-fashion sont les responsables de cette crise sans prĂ©cĂ©dent, produisant des vĂȘtements moins chers et de mauvaise qualitĂ©, qui s’usent rapidement et sont difficiles, voire impossibles Ă  rĂ©employer ou Ă  recycler.

Tout le monde le sait, l’industrie du textile est l’une des plus polluantes au monde et produit annuellement plus de 110 millions de tonnes de textiles, dont la plupart termineront leur cycle de vie Ă  peine 12 mois aprĂšs leur mise sur le marchĂ©. NĂ©anmoins, les producteurs de textiles n’ont pas l’intention d’appliquer le principe du « pollueur payeur », estimant que lemarchĂ© du textile de seconde main est un marchĂ© Ă  valeur positive.

Il est vrai qu’une partie des textiles en fin de vie peuvent ĂȘtre valorisĂ©s positivement via lemarchĂ© de la seconde main locale ou en ligne. Mais cette fraction ne reprĂ©sente que 15 Ă  20% des textiles en fin de vie. Les 80% qui restent Ă  traiter sont bien des dĂ©chets Ă  valeur nĂ©gative pour lesquels une prise en charge des coĂ»ts de collecte, de tri et de valorisation en vue de leur rĂ©emploi et de leur recyclage devrait ĂȘtre assumĂ©e par les producteurs.

Une REP textiles ne verra pas le jour avant 2028, dans le meilleur des scénarios

Un mĂ©canisme de ResponsabilitĂ© Elargie des Producteurs (REP) de textiles ne verra pas le jour avant 2028. Et pourtant, c’est bien dĂšs aujourd’hui que la filiĂšre textile, dans son ensemble, a besoin d’un mĂ©canisme de soutien financier permettant de couvrir les coĂ»ts de stockage et de traitements de ces textiles en fin de vie, qui ne sont pas pris en charge
par les producteurs.

C’est pourquoi, le secteur dans son ensemble exhorte les 3 rĂ©gions Ă  mettre en place un fonds d’urgence intermĂ©diaire qui permettra de financer la collecte sĂ©lective et le tri des textiles au 1er janvier 2025.

Le secteur exhorte la Belgique et les 27 Ă  rĂ©guler le marchĂ© du textile afin de rĂ©duire la mise sur le marchĂ© de textiles de mauvaise qualitĂ©, investir massivement dans des solutions de recyclage en Europe et imposer aux producteurs l’utilisation de fibres recyclĂ©es.

Une crise sans précédent dans le secteur du réemploi et du recyclage.

Les prix des textiles de seconde main connaissent une baisse significative, tandis que les coĂ»ts associĂ©s Ă  la collecte, au tri et Ă  la valorisation ne cessent d’augmenter. Depuis le premier trimestre 2024, la vente des vĂȘtements de seconde main ne parvient plus Ă  couvrir les frais de traitement, provoquant de graves tensions financiĂšres pour les acteurs du
secteur. Les centres de tri sont surchargĂ©s et augmentent le risque que de nombreux textiles encore valorisables finissent Ă  l’incinĂ©rateur, et les coĂ»ts supplĂ©mentaires que cela entraĂźne pour les intercommunales et les rĂ©gions pourraient ĂȘtre rĂ©percutĂ©s sur les habitants.

Un besoin urgent de compétitivité pour le secteur

À moyen terme, il est impĂ©ratif de renforcer la compĂ©titivitĂ© du secteur textile, un objectif alignĂ© sur l’ambition de la prĂ©sidente de la Commission europĂ©enne, Ursula von der Leyen, de dĂ©velopper une Ă©conomie sociale et circulaire robuste et compĂ©titive. Pour y parvenir, l’UE doit stimuler la demande de textiles en fin de vie, accroĂźtre les capacitĂ©s de rĂ©emploi et de recyclage et favoriser l’utilisation de matĂ©riaux durables grĂące Ă  de nouvelles normes d’Ă©coconception et d’écomodulation. Les membres de rĂ©seau europĂ©en RREUSE suggĂšrent de rĂ©guler le marchĂ© en introduisant un pourcentage minimal obligatoire de textile recyclĂ© dans tous les produits mis sur le marchĂ© europĂ©en, avec des objectifs de hausse progressive

2024 : une année catastrophique pour le secteur

Le secteur alerte sur cette crise depuis plusieurs mois. DĂšs la fin du premier trimestre, les membres du rĂ©seau RREUSE dĂ©nonçaient dĂ©jĂ  la situation difficile des acteurs de l’économie sociale et circulaire de textiles europĂ©ens. Des prĂ©occupations similaires se font entendre au niveau national : aux Pays-Bas, en France, en Allemagne, en Autriche.

Franck Kerckhof, Porte-Parole de RESSOURCES – 0475/29.85.36 – f.kerckhof@res-sources.be

Retour sur les 25 ans de RESSOURCES

Retour sur les 25 ans de RESSOURCES 1707 2560 Ressources.be

Merci !

Nous Ă©tions nombreux (plus de 200) Ă  nous retrouver Ă  la Citadelle de Namur pour cĂ©lĂ©brer les 25 ans de RESSOURCES le 11 dĂ©cembre dernier. Sans vous, RESSOURCES n’aurait aucune raison d’ĂȘtre. Sans  vous, RESSOURCES n’existerait pas !

Vous nous l’avez encore montrĂ© lors de l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale organisĂ©e plus tĂŽt dans la journĂ©e. Alors que RESSOURCES fait face Ă  de nombreuses incertitudes, vous avez rĂ©affirmĂ© votre soutien et vos engagements concrets pour permettre Ă  RESSOURCES de poursuivre ses actions de soutien et de dĂ©fense d’une Ă©conomie sociale et circulaire robuste, impactante et gĂ©nĂ©ratrice de valeurs. Merci !

La soirĂ©e des 25 ans, animĂ©e par Vinz KantĂ©, fut tout d’abord l’occasion de revenir sur l’origine et la crĂ©ation de RESSOURCES avec Jean Delespesse, fondateur, et Vincent Degrelle, ex-directeur. Nous avons (re)dĂ©couvert la grande (et les petites) histoire.s de la crĂ©ation des ressourceries, l’essor du secteur et in fine de la crĂ©ation du CWESAR, l’ancĂȘtre de la FĂ©dĂ©ration RESSOURCES.

Anne-Sophie Canart, PrĂ©sidente, et Jean-Marc Caudron, directeur, ont ensuite prĂ©sentĂ© les rĂŽles principaux jouĂ©s par RESSOURCES, de la rockstar au professeur Rogge en passant par le casque bleu en mission de pacification, l’araignĂ©e qui tisse sa toile ou la championne de cyclisme qui ne lĂąche jamais rien.

Ils ont ensuite saluĂ© les performances du secteur. En 5 ans, 28 entreprises ont rejoint la FĂ©dĂ©ration, qui en fĂ©dĂšre aujourd’hui 77. En 2023, les membres de RESSOURCES ont rĂ©employĂ© 4 kg par habitant, dont 2,33 kg localement, et ont créé 2.530 emplois, dont 1.100 postes d’insertion. Ils ont ensuite abordĂ© les ambitions du secteur qui vise 15% de croissance pour rĂ©employer localement 5kg par habitant et crĂ©er ainsi 1.500 nouveaux emplois Ă  l’horizon 2030.

Le Ministre wallon de l’Environnement et de l’économie sociale, Monsieur Yves Coppieters, a ensuite partagĂ© sa vision. En tant que ministre de l’Environnement et de l’Économie sociale, il a soulignĂ© l’opportunitĂ© d’intĂ©grer le rĂ©emploi et le recyclage dans une approche globale et de crĂ©er des ponts solides entre Ă©conomie sociale et Ă©conomie classique. Il plaide Ă©galement pour un encadrement de la ResponsabilitĂ© Ă©largie des producteurs (REP)  et des incitants pour transformer nos modes de consommation vers une consommation Ă©quilibrĂ©e et durable. Enfin, Monsieur le Ministre a rĂ©affirmĂ© l’engagement du Gouvernement Ă  prĂ©server les budgets pour l’environnement et l’économie sociale.

Monsieur Coppieters a conclu son intervention en affirmant que dans 5 ans, il sera content si 
 nous pouvons cĂ©lĂ©brer ensemble ces avancĂ©es aux 30 ans RESSOURCES !

Pedro Correa a ensuite prĂ©sentĂ© sa dĂ©finition de la transition partant du constat que notre modĂšle de sociĂ©tĂ© a Ă©puisĂ© toutes nos ressources, tant celles de notre (unique) planĂšte, que nos ressources humaines. Dans cette pĂ©riode charniĂšre, oĂč la sociĂ©tĂ© dans son ensemble n’a jamais Ă©tĂ© aussi triste et dĂ©semparĂ©e, il apparente notre transition au mĂ©canisme du deuil et nous invite Ă  une introspection pour nous rĂ©aligner avec les besoins rĂ©els de notre sociĂ©tĂ©.

Pour conclure la soirĂ©e, RESSOURCES a Ă©galement eu le plaisir d’accueillir la SecrĂ©taire d’Etat bruxelloise Ă  la Transition Ă©conomique, Madame Barbara Trachte, qui a remerciĂ© les entreprises sociales et circulaires pour les services et les impacts Ă©conomiques, sociaux et environnementaux qu’elles crĂ©ent. Les entreprises sociales et circulaires sont des acteurs principaux de la transition Ă©conomique. À ce titre, elles jouent un rĂŽle d’exemple et de guide pour l’ensemble de l’économie.

Si des incertitudes persistent, les Ă©changes de ce 11 dĂ©cembre nous montrent que nous disposons de la force, de l’énergie et des ressources pour continuer Ă  concrĂ©tiser jour aprĂšs jours nos valeurs dans nos actes et ainsi contribuer Ă  une sociĂ©tĂ© plus juste, redistributive et rĂ©gĂ©nĂ©rative
durant encore de nombreuses annĂ©es !

Vivement 2025 !

RESSOURCES célÚbre ses 25 ans

RESSOURCES célÚbre ses 25 ans 960 540 Ressources.be

En cette fin d’annĂ©e 2024, RESSOURCES a cĂ©lĂ©brĂ© son 25Ăšme anniversaire. Pour l’occasion, nous avons dĂ©cidĂ© de mettre en avant les mĂ©tiers de l’Ă©conomie sociale et circulaire, les collaboratrices et collaborateurs des 𝟳𝟮 structures membres de la FĂ©dĂ©ration.

Nous sommes fiĂšre de fĂ©dĂ©rer, dĂ©fendre et soutenir ces Acteurs de l’Ă©conomie sociale, au quotidien.🙌

Bruxelles : Les ESMI, une variable d’ajustement politique au dĂ©triment des plus prĂ©caires !

Bruxelles : Les ESMI, une variable d’ajustement politique au dĂ©triment des plus prĂ©caires ! 2560 1707 Ressources.be


Les entreprises sociales mandatĂ©es en insertion (ESMI) jouent un rĂŽle crucial dans le tissu Ă©conomique et social de la RĂ©gion de Bruxelles-Capitale. Ces entreprises Ă  finalitĂ© sociale sont une bouĂ©e de sauvetage pour les personnes les plus Ă©loignĂ©es du marchĂ© de l’emploi, notamment les chĂŽmeurs de longue durĂ©e et les bĂ©nĂ©ficiaires du CPAS.

« Si ce mercredi, le Gouvernement bruxellois ne reconduit pas les mandats des 106 ESMI ayant introduit, de longue date, leurs demandes de renouvellement, ce sont prÚs de 2.700 emplois qui seront directement menacés »

Bénédicte Sohet, Secrétaire Générale de ConcertES

Cependant, les ESMI sont aujourd’hui confrontĂ©es Ă  une situation alarmante : elles deviennent une variable d’ajustement dans le marchandage politique bruxellois, dĂ©clare ConcertES, la plateforme de concertation des organisations reprĂ©sentatives de l’Ă©conomie sociale en Wallonie et Ă  Bruxelles.

Une absence de décision qui engendrera un effet domino pour des milliers de ménages bruxellois.

En affaires courantes, le gouvernement bruxellois tarde, depuis de nombreuses semaines, Ă  prendre ses responsabilitĂ©s et expose les ESMI Ă  des coupes budgĂ©taires qui menacent tout simplement leur survie. Des prĂ©tendues Ă©conomies, qui n’en n’ont que le nom, entraĂźneront des consĂ©quences dĂ©vastatrices sur les publics cibles les plus fragiles. Si cette situation persiste, ce sont des milliers de bĂ©nĂ©ficiaires mais Ă©galement des travailleur·ses en insertion socio-professionnelle qui perdront leur emploi ou leur opportunitĂ© de formation dĂšs le 1er janvier 2025, aggravant encore davantage les inĂ©galitĂ©s sociales et l’exclusion Ă  Bruxelles.

« En plus des 2.700 emplois menacĂ©s, une centaine d’entreprises d’insertion socio-professionnelle risquent tout simplement de mettre la clĂ© sous la porte »

Tatiana Vial Grösser, Directrice de la FeBISP

Cela revient à se demander si la Région Bruxelloise peut réellement se permettre un deuxiÚme « Audi Brussels ».

Il est urgent que les responsables politiques, qu’ils soient en affaires courantes ou engagĂ©s dans les nĂ©gociations pour la formation du futur gouvernement, prennent des dĂ©cisions Ă  la hauteur des enjeux auxquels Bruxelles fait face. La responsabilitĂ© collective des mandataires bruxellois et particuliĂšrement du Ministre du budget est engagĂ©e. Nous appelons donc le gouvernement bruxellois Ă  agir immĂ©diatement pour sauvegarder ces missions d’insertion et d’utilitĂ© publique, dĂ©lĂ©guĂ©es par la RĂ©gion, en prenant une dĂ©cision lors de la derniĂšre rĂ©union du gouvernement de ce mercredi. Les personnes les plus vulnĂ©rables de notre sociĂ©tĂ© ne peuvent pas payer le prix de l’immobilisme politique.

« Les entreprises sociales mandatĂ©es en insertion ne peuvent pas ĂȘtre les otages d’un marchandage politique »

Franck Kerckhof, Directeur adjoint de RESSOURCES

En conclusion, une dĂ©cision Ă  triple impact : Ă©conomique, social et environnemental qui pourrait accessoirement coĂ»ter deux Ă  trois fois plus cher Ă  la RĂ©gion, d’ici quelques mois, notamment en matiĂšre de gestion des dĂ©chets…

 » Vous commencez à comprendre le problÚme ? « 

 » Vous commencez à comprendre le problÚme ? «  1998 1409 Ressources.be

Revue de Presse pour comprendre la problématique de la crise de la FiliÚre Textile de seconde main

Le secteur de la seconde main submergĂ© par un « tsunami » de vĂȘtements de mauvaise qualitĂ© – Le Soir – 24/10/2024

InondĂ© de textiles de mauvaise qualitĂ©, le secteur appelle Ă  rĂ©guler le marchĂ© de la fripe – RTBF – 24/10/2024

Le secteur du textile de seconde main est en crise – Canal Z – 24/10/24

Oproep aan Staatssecretaris Jansen : Dringende maatregelen nodig voor onze textielsector – Branchevereniging Kringloop Nederland – 10/10/24

DĂ©cryptage : le secteur des vĂȘtements de seconde main est en crise – vidĂ©o- Ultimedia pour Le Soir – 28/10/24

« Vous commencez Ă  comprendre le problĂšme ? » : le coup de gueule d’un mĂ©dia indĂ©pendant face Ă  Shein et Temu – Le Soir – 6/11/2024 

Vos vieux vĂȘtements perdent de la valeurs / Le secteur du tri Ă  la peine – RTBF Auvio – 07/11/24

La filiĂšre textile ne tient plus qu’à un fil ! Vers quel business model doivent se tourner les producteurs ? – Ressources – 08/11/24

La FiliĂšre Textile de seconde main ne tient plus qu’à un fil ! – RESSOURCES – CommuniquĂ© de Presse – 24/10/24

Le marchĂ© des vĂȘtements de seconde main attaquĂ© de toutes parts – L’Echo – 14/11/24

DĂ©chets sauvages : les bulles Ă  vĂȘtements dans le viseur des communes

DĂ©chets sauvages : les bulles Ă  vĂȘtements dans le viseur des communes 864 486 Ressources.be

Les retraits de bulles se multiplient un peu partout en Wallonie et Ă  Bruxelles. Sur les six derniers mois, RESSOURCES a comptabilisĂ© prĂšs de deux cents bulles qui ont dĂ» ĂȘtre supprimĂ©es Ă  la demande de villes et communes. Un contexte d’autant plus interpellant en vue de l’obligation de collecte sĂ©lective des textiles qui prendra effet ce 1er janvier 2025.

Le Soir dĂ©crypte avec nous ce phĂ©nomĂšne inquiĂ©tant au travers d’un podcast rĂ©alisĂ© par Sandrine Puissant et Jean-François Munster, Le Soir ©

Le Soir©

L’économie sociale a une longueur d’avance

L’économie sociale a une longueur d’avance 1080 1080 Ressources.be

Relocalisation d’activités, création d’emplois, valorisation des ressources locales, opportunités de développement : l’économie circulaire peut être une véritable opportunité pour votre commune, en vous appuyant sur l’expertise des organisations d’économie sociale. Car l’économie sociale conjuguée à l’économie circulaire permet d’entreprendre autrement pour répondre aux défis socio-économiques locaux.

Des organisations pionniĂšres et innovantes

Qui ne connaĂźt pas les Ressourceries, les Petits Riens et les bulles Ă  vĂȘtements Terre ? Ou les innovations que sont les ateliers vĂ©lo ou les Repair CafĂ©s ? PionniĂšres de l’économie circulaire, ces organisations d’économie sociale collectent, trient, rĂ©parent, upcyclent et recyclent des objets du quotidien, des textiles Ă  l’électromĂ©nager en passant par des vĂ©los et d’autres dĂ©chets devenus des ressources. Elles connaissent parfaitement les filiĂšres, maĂźtrisent les flux et les externalitĂ©s. L’économie circulaire est leur cƓur de mĂ©tier.

Des emplois locaux et non délocalisables

Les entreprises d’économie sociale ne se contentent pas de réduire les flux de déchets : elles crĂ©ent aussi des emplois pour des personnes défavorisées qui collectent, trient, revalorisent et revendent ces objets. Elles contribuent également à lutter contre la pauvretĂ© et l’exclusion, en proposant à petits prix des objets revalorisés, dans des boutiques solidaires de seconde main. L’économie sociale et circulaire dispose de tous les leviers nécessaires pour devenir un moteur de dĂ©veloppement Ă©conomique, social et environnemental et un véritable atout dans votre commune.

Favoriser l’Ă©conomie sociale et circulaire locale

L’économie circulaire est encouragĂ©e Ă  tous les niveaux de dĂ©cisions. Vous aussi, vous pouvez agir en vous appuyant sur l’expertise des entreprises d’économie sociale.

  • En 2022, la RĂ©gion de Bruxelles-Capitale a adoptĂ© une feuille de route pour stimuler le rĂ©emploi sur son territoire en intĂ©grant des mesures de soutien Ă  l’économie sociale. L’objectif est de doubler le volume de collecte pour la prĂ©paration au rĂ©emploi et atteindre 5 kg par an par habitant d’ici 2025.
  • Avec la stratĂ©gie Circular Wallonia, la RĂ©gion wallonne veut atteindre au moins 8 kg par an par personne de biens rĂ©utilisĂ©s plutĂŽt que jetĂ©s d’ici 2025 : soit une augmentation de 50%.

En savoir plus ?

Un partenariat multiforme pour des alternatives durables

Stéphanie Collard
Chargée de communication, Ressourcerie Le Carré ASBL

Une Nouvelle campagne en faveur des Acteurs de l’Économie Sociale et Circulaire

Une Nouvelle campagne en faveur des Acteurs de l’Économie Sociale et Circulaire 1200 1200 Ressources.be

L’économie sociale regroupe plus de 11.500 entreprises wallonnes et bruxelloises. Ce sont des associations, coopĂ©ratives agréées, fondations et mutuelles. Toutes ont dĂ©cidĂ© de placer l’humain avant le profit !

Leur objectif commun : rendre service Ă  la collectivitĂ©, dans le respect du travailleur et de son environnement ! 

PionniĂšres dans le secteur de la rĂ©cupĂ©ration, les entreprises d’économie sociale et circulaire mettent en Ɠuvre depuis longtemps les principes de l’économie circulaire. 🍃

Par leurs activitĂ©s, elles allient impact social, service durable Ă  la collectivitĂ© et prĂ©servation de l’environnement ; crĂ©ation d’emplois locaux durables et prĂ©vention des dĂ©chets.

Boutiques de seconde main 👚👱, ateliers de rĂ©paration de vĂ©los đŸšČ, Repair cafĂ©s
 les pros de la RĂ©cup’ donnent une seconde vie Ă  vos objets. Ici, vous ĂȘtes dans l’ultra local, ultra circulaire ! 🌏

L’économie sociale et le nouvel agrĂ©ment rĂ©emploi wallon – Ça rapporte gros !

En Wallonie, l’Ă©conomie sociale prend un nouveau tournant avec l’arrivĂ©e imminente du nouvel agrĂ©ment rĂ©emploi, un dispositif qui se rĂ©vĂšle ĂȘtre non seulement une avancĂ©e pour l’environnement, mais aussi une opportunitĂ© majeure pour l’Ă©conomie et la sociĂ©tĂ©. Ce modĂšle inspirant, qui soutient le rĂ©emploi des biens, fait Ă©cho aux valeurs de l’économie circulaire, et nous rappelle qu’il est possible de concilier dĂ©veloppement Ă©conomique, bien-ĂȘtre humain et protection de notre planĂšte.

Avec l’agrĂ©ment rĂ©emploi, « ça rapporte gros » prend tout son sens. Gros pour l’humain, d’abord, puisque ces dispositifs encouragent la crĂ©ation d’emplois locaux, souvent dans des secteurs oĂč l’insertion professionnelle est essentielle. Les entreprises sociales, qui forment le cƓur battant de ce dispositif, permettent aux plus vulnĂ©rables de retrouver leur place dans la sociĂ©tĂ© par le biais d’un travail valorisant et porteur de sens.

Ensuite, gros pour l’environnement. Le rĂ©emploi, c’est avant tout un geste Ă©co-responsable qui Ă©vite le gaspillage des ressources naturelles et rĂ©duit les dĂ©chets. En donnant une seconde vie aux objets, nous limitons notre empreinte Ă©cologique et promouvons une consommation plus durable. Ce modĂšle circulaire, qui remplace l’idĂ©e du « tout jetable », contribue directement Ă  l’atteinte des objectifs climatiques de la Wallonie.

Enfin, et non des moindres, gros pour l’économie. La relance par l’économie circulaire et sociale gĂ©nĂšre de la valeur ajoutĂ©e pour notre rĂ©gion. Le rĂ©emploi devient un vecteur de croissance pour de nombreux acteurs Ă©conomiques locaux, et les avantages financiers dĂ©coulant du nouvel agrĂ©ment renforcent la viabilitĂ© de ce modĂšle. Cette approche soutient des entreprises qui ne poursuivent pas uniquement le profit, mais qui privilĂ©gient l’impact social et environnemental dans leurs pratiques.

Dans cette perspective, la nouvelle campagne de communication « Acteurs de l’ES », lancĂ©e pour une durĂ©e de 6 semaines sous la baseline « L’Économie Sociale ça rapporte gros », vient Ă  point nommĂ© pour sensibiliser la population et les entreprises Ă  l’importance et aux bĂ©nĂ©fices de cette Ă©conomie. Plus qu’un simple slogan, cette campagne met en lumiĂšre le rĂŽle central de l’économie sociale dans la transition vers un modĂšle de sociĂ©tĂ© plus solidaire et durable.

Quant au nouvel agrĂ©ment rĂ©emploi, dont l’entrĂ©e en vigueur est prĂ©vue pour le 1er janvier 2025, il apporte une sĂ©rie d’amĂ©liorations significatives. Parmi elles, un renforcement des critĂšres pour maximiser l’impact Ă©cologique et social du rĂ©emploi, ainsi que des compensations financiĂšres plus attractives pour les structures agréées. Ces modifications rendent le dispositif encore plus attrayant et incitatif pour de nouveaux acteurs, tout en consolidant les positions des structures existantes.

En conclusion, ces rĂ©formes du dispositif rĂ©emploi s’annoncent porteuses d’espoir pour l’avenir de l’Ă©conomie sociale et circulaire en Wallonie. La FĂ©dĂ©ration RESSOURCES, acteur clĂ© de la filiĂšre, restera particuliĂšrement vigilante pour que les enveloppes budgĂ©taires prĂ©vues dans le budget wallon dĂšs 2025 prennent en compte ces Ă©volutions, avec des objectifs clairs d’amĂ©lioration des rĂ©sultats attendus. Cela passe par un soutien accru tant sur le plan de l’environnement que de l’économie sociale.

Il est clair que le rĂ©emploi, avec ses nombreux atouts, va au-delĂ  des simples retombĂ©es Ă©conomiques. Il nous rappelle que la durabilitĂ© et la solidaritĂ© sont indissociables d’un dĂ©veloppement Ă©conomique cohĂ©rent et respectueux des ressources humaines et naturelles. Ça rapporte gros, et nous ne pouvons que nous en rĂ©jouir.