Communiqué de presse – Ce 1er septembre, le Second Hand September prend une nouvelle dimension. Aux côtés d’OXFAM, la Fédération RESSOURCES et l’ensemble des acteurs de l’économie sociale et circulaire en Wallonie et à Bruxelles invitent les citoyen·nes à relever un défi simple : pendant un mois, privilégier l’existant et renoncer, autant que possible, à l’achat de biens neufs. Les vêtements restent au cœur de cette mobilisation, à un moment charnière pour les acteurs de l’économie sociale en Belgique.
Jamais les effets du dérèglement climatique ne se sont fait autant ressentir en Belgique que cet été. Dans ce contexte, prolonger la durée de vie des produits n’est plus un geste accessoire. La seconde main devient un levier concret de la transition vers une économie plus sobre en ressources, mais aussi plus locale et plus solidaire.
L’industrie de la mode est l’une des plus polluante au monde, les Européens achètent en moyenne 19 kg de vêtements neufs chaque année, avec une empreinte carbone annuelle de 355 kg de CO₂ et de 523 kg de matières premières utilisées par personne.
Face à un système qui produit toujours plus et pousse à consommer toujours plus vite, les acteurs de l’économie sociale et circulaire se mobilisent pour promouvoir le Second Hand September au travers notamment d’une campagne publicitaire soutenue par la Fondation Roi Baudouin. Un mois placé sous le signe de la seconde main, qui invite chacune et chacun à se passer du neuf pendant 30 jours.
« Le premier geste circulaire est souvent le plus simple : utiliser plus longtemps ce qui existe déjà. Chaque objet réemployé, chaque pépite chinée, évite de mobiliser de nouvelles ressources et soutient, ici, des activités qui créent de l’emploi et de l’utilité sociale. »
— Franck Kerckhof, Porte-parole de la Fédération RESSOURCES
Second Hand September : chiner des pépites, c’est économiser de l’argent et contribuer à un monde plus juste et plus durable.
L’ambition de cette campagne est de mettre en lumière toutes les solutions de réemploi existantes et d’ancrer un nouveau réflexe pour consommer moins et mieux : celui de choisir la seconde main le plus souvent possible.
Si le textile reste le premier terrain de mobilisation, RESSOURCES entend inscrire le Second Hand
September dans une dynamique plus large. Mobilier, déco, livres et jeux, équipements IT, électro vélos, matériaux de construction, … trouvent déjà une nouvelle vie dans plus de 300 boutiques solidaires et circulaires, partout en Wallonie et à Bruxelles. Pousser leur porte, c’est contribuer à un monde plus juste et plus durable, tout en faisant des économies.
La Belgique à un tournant : faire de la REP textile un véritable levier de réemploi
Cette édition intervient alors que la Belgique entre dans une phase décisive pour le secteur textile. Les trois Régions travaillent à la mise en œuvre d’un système de responsabilité élargie des producteurs (REP), en application de la nouvelle législation européenne. Suivant le principe du « pollueur-payeur », ce mécanisme doit rendre les producteurs de fast fashion responsables jusqu’au bout des produits qu’ils mettent sur le marché. Autrement dit, les groupes comme H&M, Zara, Shein, etc. devront contribuer au financement de la collecte, du tri, de la préparation en vue du réemploi et du recyclage des textiles usagés.
Pour RESSOURCES, l’enjeu est clair : la future REP ne peut pas être pensée comme un simple mécanisme de gestion des déchets. Elle doit donner la priorité à la prévention et au réemploi avant le recyclage. Elle doit également reconnaître et consolider les opérateurs qui disposent déjà des savoir-faire, des infrastructures et des emplois nécessaires pour collecter, trier, remettre en état et en circulation les textiles. En Wallonie et à Bruxelles, ces activités sont historiquement portées par l’économie sociale et circulaire, notamment par des acteurs tels que TERRE, OXFAM et LES PETITS RIENS. Au-delà de leur contribution environnementale, ces entreprises créent des emplois locaux, développent des parcours d’insertion et maintiennent une valeur économique et sociale sur les territoires.
« La REP textile constitue une occasion rare de remettre de la cohérence dans la chaîne de valeur : celles et ceux qui mettent les produits sur le marché doivent également assumer leur fin de vie, mais les moyens doivent d’abord soutenir les solutions qui prolongent réellement leur durée d’usage. Le réemploi doit être un pilier du futur système, pas sa variable d’ajustement. »
— Franck Kerckhof, Porte-parole de la Fédération RESSOURCES
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Franck Kerckhof
Porte-parole – Fédération RESSOURCES
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