Zoom sur l'évolution du secteur du réemploi en France...

Mardi 21 Janvier 2014

L'ADEME vient de publier un panorama du secteur du réemploi, la réparation et la réutilisation en France à partir des données 2012. Tous les acteurs qui contribuent au prolongement de la durée de vie des produits et participent à l’économie circulaire et à la réduction de la production de déchets sont identifiés et mis sous la loupe afin de mieux cerner les enjeux de leurs activités. En effet, la crise financière et environnementale que traversent les citoyens, a des conséquences directes sur leur mode de vie et leur façon de voir le monde qui les entoure. Pour nous aussi, cet éclairage est important afin d'identifier les perspectives du secteur.

A télécharger gratuitement sur le site de l'ADEME.

Pour ceux qui veulent aller plus loin dans l'analyse, ils pourront lire également une étude de l'ADEME sur « Les Français et le réemploi des produits usagés » qui réalise 3 constats sur l'évolution du secteur du réemploi français. Trois constats que nous pourrions également dresser dans l'évolution du secteur belge. En quelques mots...

  • Déplacement des pratiques de réemploi :

- Du don au profit de la vente d’occasion lorsque les objets sont encore en bon état,
- Des réseaux « traditionnels » (associations et entreprises de réinsertion) vers les réseaux de
l’occasion et les transactions entre particuliers : la plupart des dons sont faits à des proches et
non à des associations, les sites Internet généralisent les échanges entre particuliers…

  • Si la principale motivation à vendre ou acheter d’occasion reste le gain financier, il n’apparaît pas forcément pertinent d’insister sur ce point

L’argument à mettre en avant réside plutôt dans l’aspect « intelligent » du réemploi qui a l’avantage de flatter ceux qui le pratiquent. Cet aspect malin, positif, responsable est complètement véhiculé par l’expression « donner une seconde vie aux objets », beaucoup plus positive que le terme austère de réemploi.

  • Des freins restent à lever

Les freins plus « concrets » à lever sont des problèmes présumés de garantie, de SAV et d’hygiène des produits notamment pour les produits qui peuvent être soumis à des pannes. Le levier essentiel au développement de cette pratique est de garantir un niveau de qualité minimale des produits qu’ils vont acheter d’occasion. Cela pourrait passer par le développement des réseaux de réparation, un label de qualité pour les produits de réemploi soumis à une garantie lorsqu’ils sont achetés d’occasion, des sites Internet de vente et d’achat intégrant un SAV… Sur ce point, en Belgique, nous sommes déjà en avance avec nos labels Rec'Up, ElectroREV et Solid'R ! Enfin, bien entendu, l’aspect plaisir, coup de coeur, originalité doit être mis en avant sur certaines catégories de produits.