Valoriste, un métier à part entière !

Vendredi 29 Juin 2012

C'est en tous cas notre intention. De plus en plus utilisé, le terme valoriste recouvre des réalités très variées, voire disparates. Face à ce constat, RESSOURCES a initié une réflexion avec ses membres dont Bouchaïb Samawi (Droit et Devoir), Matthieu Bonaventure (Ressourcerie de la Dyle), et Stéphane Capurso (Trans'Form) qui utilisent le terme valoriste au quotidien . En effet, si le concept de ressourcerie® est bien défini, il n'en est pas de même pour celui de valoriste qui ressort pourtant du même champ.

- Premier constat : pour développer des formations « valoriste », les débouchés doivent se trouver aussi hors des ressourceries® . Il est donc important de penser à «exporter» le terme et le définir afin que les employeurs potentiels sachent à quoi s'attendre.

- Deuxième constat : il y a un intérêt public. Le contact a été pris avec la Commission de Validation des Compétences qui propose de définir le contenu avec autant de précision que possible et est prêt à recevoir un projet de RESSOURCES sur ce sujet. À partir de là, des négociations pourront être menées avec les partenaires sociaux afin de déterminer les systèmes de validation et de reconnaissance.

- Troisième constat : que ce soit au Québec, en France ou chez nous, le terme « valoriste » recouvre les réalités d'un métier comprenant au minimum des activités techniques (opérations sur les objets), des activités technico-commerciales (être en contact avec le client ou le donateur pour un échange technique à fin de commerce), des activités de gestion (décrire le travail, gérer des stocks…), et des activités de sensibilisation/communication vers le public. Toutefois, notre groupe a identifié un ensemble de compétences supplémentaires liées à la créativité : non seulement utile en tant que vitrine commerciale, elle a une fonction pédagogique essentielle, celle de renforcer l'estime de soi des « apprenants-créateurs ».

Enfin, des ressources existent, dans et hors du réseau pour mettre en œuvre une formation harmonisée. Des contacts très positifs ont déjà été pris avec le Forem ainsi qu'avec la Mission Locale d'Anderlecht (agissant pour Bruxelles-Formation) qui ont déjà des contenus de formation disponibles, avec des objectifs qui leur sont propres mais qu'il sera possible d'intégrer.

Les étapes suivantes consistent d'une part à affiner le contenu des compétences à acquérir en fonction des demandes prévisibles des entreprises, harmoniser les contenus existants et développer ceux qui manquent
et d'autre part, à prendre contact avec des sources potentielles de financement pour affiner/synthétiser les contenus existants et développer des contenus spécifiques, et enfin assurer des modules de test.

Valoriste, bientôt un vrai métier !

Infos : Etienne Daloze - Chargé de Mission