RReuse défend 2 positions en faveur du secteur du réemploi devant les instances européennes

Mardi 01 Avril 2014

RREUSE est la coupole des réseaux régionaux ou nationaux, d'entreprises d'économie sociale actives dans la réutilisation et le recyclage. Elle compte actuellement 22 membres présents dans 12 états membres. Ces réseaux représentent à leur tour 22 000 ETP et 200 000 volontaires.

Ce n'est pas simple de fédérer tout ce monde dont les pratiques divergent, sans parler des différences de contextes socio-économique, institutionnel et surtout culturel. Pourtant, RREUSE vient de réaliser une jolie performance en adoptant deux positions qui seront défendues devant les instances européennes et qui pourront être appropriées par les réseaux régionaux et nationaux. De quoi s'agit-il ?

C'est l'Union européenne qui impulse la politique des déchets en adoptant des directives que les états membres doivent transposer et mettre en application. Il est donc crucial que ces directives soient favorables à la réutilisation, mais aussi qu'elles soient applicables et compréhensibles par tous.

Deux de ces directives concernent tout particulièrement le réemploi/la réutilisation : il s'agit de la directive-cadre déchets et de la directive DEEE. Toutes les deux prévoient des objectifs de recyclage et de réutilisation conjoints, ce qui n'incite pas les états membres à mettre sur pied ou à encourager des réseaux de réutilisation, puisque les objectifs peuvent être atteints par le recyclage seul. Or, ces deux textes prévoient la possibilité de séparer ces objectifs, selon des échéances et procédures différentes. Il s'agit là d'occasions à saisir pour promouvoir le réemploi/la réutilisation.

  • La première position de RREUSE porte sur des objectifs séparés de préparation au réemploi/réutilisation. Ceux-ci sont exprimés en Kg par habitant et par an. C'est l'indicateur le plus simple, qui permet de mesurer les performances de la préparation au réemploi/réutilisation indépendamment du type de collecte réalisé. A cet objectif général, sont ajoutés des objectifs différenciés par filière : encombrants, textiles  et DEEE. Ces filières ont un potentiel de réutilisation bien connu. Par ailleurs, ces objectifs différenciés incitent la diversification des activités au lieu de la concentration de la préparation au réemploi/réutilisation pour des produits lourds (déchets de construction, par exemple).
  • La deuxième position de RREUSE porte sur la reconnaissance des centres de réemploi/réutilisation. Cette reconnaissance est très importante pour pouvoir mesurer les performances de préparation au réemploi/réutilisation, puisqu'il faut clairement pouvoir identifier qui réalise cette activité. La définition proposée porte sur une série de critères à remplir, en termes de qualité, sécurité et respect de la législation. La plupart des entreprises d'économie sociale actives dans ce secteur d'activités remplissent déjà ces conditions.

Ce travail en amont sur la législation que réalise RREUSE est impossible sans une remontée d'informations du terrain. Si ce travail de lobby aboutit favorablement, ce sont ces mêmes entreprises qui en bénéficieront.

Info http://www.rreuse.org