Questions les plus fréquentes

Pourquoi choisir une entreprise d’économie sociale pour ses achats récup’ ?

Des économies pour tous. Les magasins de seconde main appliquent des prix bas pour permettre à tous d’accéder à des produits utiles au quotidien. Ces objets continuent à vivre et ainsi ne viennent pas trop tôt augmenter la masse des déchets. Ce gaspillage évité est positif pour notre environnement et notre portefeuille.

Proximité et humanité. 170 points de vente font partie du réseau RESSOURCES… La proximité est également dans le contact avec le client qui peut ainsi profiter de sa visite comme d’un moment d’échanges et de découvertes.

Satisfaction et professionnalisme. Les objets qui sont mis en vente ont été sélectionnés, nettoyés et vérifiés. Encouragés par la fédération, les acteurs de l’économie sociale se professionnalisent et s’engagent dans des démarches labellisées comme Rec’Up ou electroREV pour garantir aux clients des produits de qualité au juste prix.

Consommation et pérennité. L’achat de seconde main se veut une alternative à la consommation traditionnelle. Si certaines entreprises d’économie sociale soutiennent des projets de solidarité à travers le monde, d’autres intègrent, forment et engagent des personnes peu qualifiées. 

Comment expliquer l’évolution du secteur de la récup’ ces dernières années ?

Ces dernières années, la gestion des déchets a fortement évolué ! Si la gestion administrative, la responsabilité juridique et législative restent aux mains des pouvoirs publics et celles des producteurs des déchets, la gestion opérationnelle a bien changé.

Les acteurs de l’économie sociale proposent en effet aux villes et communes la possibilité de gérer la collecte, le tri, le recyclage de certains flux comme le textile et les encombrants. Leur spécificité est de tenir compte des obligations européennes en maximisant la réutilisation des biens qui sont écoulés via les magasins de seconde main mais aussi de créer de l’emploi local. A ce titre, le nombre d’opérateurs s’est multiplié et s’est continuellement professionnalisé.

En parallèle, du côté des consommateurs, la récup’ attitude est maintenant partout, dans la mode, le design, la construction… On en parle tant dans la presse qu’entre ‘copines’. La crise économique et la mode récup’ – je consomme responsable, pas cher et original - ont contribué à l’essor de ce secteur mais pas seulement. En effet, les acteurs de la réutilisation se professionnalisent, se multiplient et les mentalités changent. De plus en plus de citoyens remettent en cause leur mode de consommation, cherchent des alternatives et poussent la porte d’un magasin de seconde main, par choix. 

Comment se défaire de textiles usagés ?

Pour valoriser au mieux les textiles usagés, il est important de les déposer dans la bonne filière !

  • Vêtements et chaussures en bon état : déposez-les dans les magasins labellisés Solid'R ou les bulles à textile identifiées par le label Solid'R. 
  • Couettes, fonds de laine, bottes en caoutchouc, rideaux : certains opérateurs Solid'R les acceptent. Prenez contact avec l'opérateur Solid'R le plus proche de chez vous. Ils sont notamment acceptés par Terre et la Fol'Fouille
  • Vêtements et chaussures déchirés ou troués, chaussures dépareillées, valises en tissus, sacs promotionnels en tissus, chutes de tissus : dans les bulles à textile situées dans les parcs à conteneurs. 
  • Moquette : au parc à conteneurs (dans les encombrants). 
  • Vêtements tâchés de peinture : poubelle ménagère. 

Pour trouver le point de collecte le plus proche des chez vous, utilisez l'outil de géolocalisation sur notre site web !

 

 

  •  

En quoi la démarche des membres RESSOURCES se différencie-t-elle de la démarche des entreprises privées ?

Un service rendu toute l’année ! Qu’il s’agisse de la collecte ou des magasins de seconde main, le service rendu par les entreprises du réseau RESSOURCES est rendu toute l’année et ce quel que soit les taux du marché des matières premières !

La création d’emplois locaux et durables ! Les activités développées par les membres du réseau RESSOURCES fonctionnent en circuits courts. Le tri, la réutilisation et la vente se font localement. Cette dynamique permet de créer de l’emploi local pour des personnes peu qualifiées ou en réinsertion professionnelle.

Le soutien à des projets de solidarité ! En tant qu’entreprise d’économie sociale, chaque structure développe son projet : insertion professionnelle, formation, soutien aux sans-abris, accueil des plus démunis mais aussi des projets de développement dans le Sud avec des partenaires locaux : enseignement, infrastructure, agriculture, santé…

Des garanties ! Le label Solid’R permet aux donateurs d’identifier les acteurs qui collectent des biens de seconde main et ont fait le choix de mettre en avant les principes éthiques auxquels ils se conforment. Ceux-ci sont inscrits dans une charte qui garantit aussi une transparence dans l’affectation des dons. Le label electroREV assure la qualité des appareils électroménagers revalorisés par les opérateurs du réseau. Les équipements labellisés sont garantis un an et proposés au tiers du prix du neuf. En signant la charte Rec’Up, les entreprises du réseau acceptent une série de règles destinées à assurer aux consommateurs la qualité de tous les objets mis en vente et la garantie d’une politique de prix juste et claire.

 

Pourquoi certains opérateurs refusent-ils de reprendre vos biens ?

Les bénéfices engendrés par la vente de biens de seconde main sont – dans les entreprise d’économie sociale -, réinvestis entièrement dans des projets de solidarité.

Certains matériaux ou objets ne peuvent pas être réutilisés ou recyclés : abîmés, déchirés, irréparables, plus au goût du jour… Ceux-ci sont donc considérés comme ordures ménagères et finiront à l’incinérateur. L’élimination des déchets par une association occasionne des dépenses inutiles qui pénalisent le fonctionnement de la structure. Elle réalise donc une collecte sélective qui lui permet dès le début de ne prendre ce qui sera réutilisable.

Certaines ressourceries® proposent un service de collecte globale aux citoyens des communes qui ont établi une convention de collaboration avec la structure. Dans ce cas là, tous vos encombrants – réutilisables ou non -  seront repris ! Consultez les conditions d’enlèvements de la ressourcerie® la plus proche de chez vous.

Qu'est-ce qu'une ressourcerie® ?

Ressourcerie® est une marque collective détenue par RESSOURCES asbl, qui désigne une entreprise d'économie sociale ou une asbl dont les activités consistent à la préparation à la réutilisation et à la réutilisation de biens. Le droit d'utiliser le terme répond à une série précise de conditions définie par la marque collective.  

Une ressourcerie® est une entreprise dont l'activité consiste à prévenir l'apparition de déchets et à favoriser l'emploi et l'insertion sociale, par la revalorisation de produits ou biens en fin de vie, en privilégiant dans l'ordre : la réutilisation, la réparation et le recyclage. Elle le fait de façon INTEGREE – de la collecte à la vente des produits de seconde main - par la mise en commun des compétences professionnelles de différents acteurs locaux de l’économie sociale et du monde culturel. Travail du bois, travail du fer, réparation de matériel électrique et électronique, relookage et design…

Une ressourcerie® s’adresse particulièrement aux pouvoirs publics en charge de la propreté : communes et intercommunales, qui disposent alors d’un outil complémentaire pour favoriser la réutilisation d’un pourcentage des déchets multi-matières, dits «encombrants».

Sept régions collaborent déjà avec une ressourcerie®  (Eupen/Verviers, Namur, Liège, Charleroi, Ottignies/Louvain-la-Neuve, Wallonie Picarde). Les opérateurs de l'économie sociale adoptent une collecte de type préservante ce qui permet un tri à la source, garantit les meilleures possibilités de valorisation et offre un service à la population.

A quoi servent les subsides dont bénéficie le secteur de la récup' ?

Les subsides publics dont bénéficient les membres de RESSOURCES sont une rétribution du service d’intérêt général rendu par le travail social.

Le secteur de la récup' n’est pas le seul à recevoir des aides publiques à l'emploi. Toute entreprise justifie ces subsides en raison du fait qu’elle travaille avec une main d’œuvre peu qualifiée qui doit être particulièrement encadrée pour que l'entreprise soit viable.

Le montant des subsides des membres du réseau varie entre 10 et 40% du budget total. Le reste étant utilisé sur fonds propres.

Pour leur travail environnemental par contre, c'est une rémunération correcte de leur travail que les entreprises d'économie sociale attendent des pouvoirs publics ou des partenaires privés, en échange d'un service de qualité presté, comme un client paie son fournisseur.

Que représente le réseau RESSOURCES en terme d'emploi ?

En 2014, le réseau des membres de la fédération RESSOURCES comptaient 4959 personnes actives dans les métiers du recyclage et de la récupération en économie sociale. Cela représente 2410 Equivalents Temps Plein (ETP). Le réseau est croissance permante tant en nombre d'entreprises qu'en effectif.

En 2014 : 

  • 42% des emplois créés sont des emplois stables
  • 35% concernent des personnes en transition professionnelle
  • 21% sont des bénévoles actifs dans un projet de cohésion sociale structurant

Profils

  • les travailleurs : Employés ou cadre… Le secteur permet la création d'emplois locaux et durables pour tous et aussi pour un public fragilisé sur le marché de l’emploi. c'est par ailleurs la priorité que se sont fixés les entreprises d'économie sociale !
  • les apprenants : L’insertion professionnelle passe aussi par la formation socioprofessionnelle. Des membres du réseau RESSOURCES en ont fait leur mission et sous le statut d’entreprise de formation par le travail, ils proposent des formations aux métiers de la réutilisation : valoriste, chauffeur, trieur, réparateur…
  • les articles 60 : Les membres du réseau RESSOURCES travaillent en collaboration avec des CPAS pour accueillir les personnes les plus éloignées du marché de l’emploi et leur permettre de réintégrer une dynamique professionnelle.
  • les volontaires : Généreux, passionnés, pensionnés ou jeunes en quête d’une activité professionnelle, isolés ou encore en manque de liens sociaux, les bénévoles donnent de leur temps pour collaborer à des projets à plus-value sociale et environnementale. 

Qu’est-ce que l’économie sociale ?

Par économie sociale, on entend les activités économiques productrices de biens ou de services, exercées par des sociétés, principalement coopératives et/ou à finalité sociale, des associations, des mutuelles ou des fondations, dont l’éthique se traduit par les principes suivants :

  1.  une finalité de service à la collectivité ou aux membres, plutôt que finalité de profit : l'objectif premier des entreprises d'économie sociale n'est pas de maximiser les bénéfices mais de développer d'autres plus-values comme la création d'emplois, la protection de la nature, le service de proximité qui font partie intégrante du projet.
  2. une autonomie de gestion : les entreprises d'économie sociale ont une gestion qui ne dépend ni d'un actionnaire privé ni de l'État ;
  3. un processus de gestion démocratique et participative. Ce principe, à géométrie variable, prévoit un contrôle démocratique de l'entreprise où chaque travailleur a sa voix.
  4. une primauté des personnes et du travail sur le capital dans la répartition des revenus. C'est un principe de base de l'économie sociale où la répartition des bénéfices est majoritairement affectée à l’objet social.


Ces 4 principes ont été définis par le Décret du Conseil wallon de l'économie sociale en 2008. L'économie sociale et solidaire fait aujourd'hui figure d'alternative économique. 

RESSOURCES y ajoute la composante environnementale qui caractérise les activités de ses membres. En se fondant sur l'harmonie entre les piliers économique, social et environnemental, RESSOURCES s'inscrit donc au quotidien dans une dynamique concrète de développement durable.